Dealer

Le terme dealer est un anglicisme pour désigner un vendeur de drogue, produits illicites ou dopants. Ce terme s'applique le plus souvent aux petits revendeurs de rue et pour de petites quantité de produits.



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Criminalité - Consommation de psychotrope

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Définitions :

  • C'est une personne qui revend de la drogue, en petites ou moyennes quantités. (source : ac-versailles)
  • Le dealer est celui qui distribue les cartes. Dans le cas d'une partie ou tournoi sans croupier c'est le bouton qui s'y colle. (source : jourdepoker)

Le terme dealer (ou dealeur) est un anglicisme pour désigner un vendeur de drogue, produits illicites ou dopants (le terme deal désignant ici particulièrement l'échange de marchandise entre le dealer et le consommateur). Ce terme s'applique le plus souvent aux petits revendeurs de rue et pour de petites quantité de produits. Le plus souvent consommateurs eux-mêmes, ils sont aussi qualifiés d'usagers-revendeurs. [1]

Le terme de dealer a aussi d'autres acceptions, surtout pour désigner les dealers de cartes.

Organisation

La pratique de la vente de drogue est organisée en structure pyramidale. Les gros dealers s'occupent de transaction de plusieurs kilos, tandis que les petits dealers, revendeurs dans la rue, s'occupent des transactions avec le consommateur final. Le marché est liquide (nombreux vendeurs, nombreux acheteurs), et permet la fixation d'un prix de marché du gramme de drogue (cannabis, cocaïne, etc. ). Ce prix de marché fixé par les dealers peut fluctuer d'une région géographique à l'autre, selon les conditions sociales déterminant le nombre de revendeurs et d'acheteurs potentiels, mais aussi de la facilité ou non d'approvisionnement (proche de frontières, ou au contraire éloignées des routes principales du trafic de drogue).

La structure pyramidale du marché implique que le nombre de petits dealers est bien plus élevé que le nombre de gros dealers. En effet, l'activité de vente au consommateur est une activité extrêmement demandeuse en travail : les transactions doivent être dissimulées, faites dans des conditions de discrétion, et en particulier sont particulièrement parcellaires.

Le lieu de vente s'organise aussi sous forme de «four» : un escalier d'HLM est monopolisé par une équipe de dealers, et défendu par des hommes équipés d'armes blanches ; ses abords sont surveillés par des complices. La préparation des colis, soignée, se fait dans les appartements ; la vente a lieu toute la journée, jusqu'à 22 heures en semaine, plus tard en week-end[2].

Difficultés et dangers

Les escroqueries entre vendeurs et acheteurs sont particulièrement habituelles, autant dans les transactions mineures (quelques grammes), que dans les grosses transactions. Elles portent, entre autres, sur la quantité, sur la qualité, et sur la composition.

S'agissant d'un commerce illicite, les transactions ne sont pas couvertes par le droit, d'où l'absence de plaintes enregistrées et de chiffres précis.

Exercer l'activité de dealer est risqué, passible de prison (délit pénal)  ; les risques d'être confronté à la police ainsi qu'à la justice sont élevées et la mortalité est particulièrement élevée.

Aspects financiers

Il est habituel de payer lors de la transaction.

Les revendeurs écoulent en moyenne 100 à 200 g par semaine, pour 10 à 20 euros la barette de haschish[2]. Tandis qu'il y a quelques années, cette activité était particulièrement rentable, même pour le petit revendeur, aujourd'hui, l'augmentation du prix du haschish, l'augmentation du nombre d'intermédiaire, et la diversité des qualités de haschish l'ont rendu de moins en moins profitable : de nombreux dealers ont un revenu mensuel à peine équivalent au SMIC.

Cette baisse importante des revenus du revendeur final a génèré dans quelques villes de région parisienne une réorganisation des circuits de distribution : les dealers se sont organisés pour acheter au Maroc et revendre sans intermédiaire, récupérant ainsi de fortes marges[2].

Critiques

Outre le fait qu'ils aient une activité illégale, les dealers de drogue sont critiqués parce que leur commerce génère une activité criminelle dans la zone géographique de leur commerce du fait qu'une partie des consommateurs sombrant dans l'addiction vont commettre des délits pour se procurer de l'argent leur permettant d'acheter davantage de stupéfiants.

Certains morceaux de musique relatent ce phénomène :

Références

  1. Michèle Diaz, Marc-Eden Afework, La Drogue, Hachette, coll. «qui, lorsque, où ?», 1995 (ISBN 2-01-291469-1)  
  2. Marie-Hélène Bacqué & Lamence Madzou, «Les jeunes des banlieues sont les premières victimes du «bizness».», Le Monde, 31 mai-1er juin 2009, p 17

Voir aussi

Bibliographie

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