Effets du cannabis sur la santé

Il existe actuellement une quantité substantielle de propagande, fausse science, et désinformation au sujet du cannabis ; à la fois des partisans du cannabis et de ses opposants.



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Cannabis

Un plant de cannabis.

Il existe actuellement une quantité substantielle de propagande, fausse science, et désinformation au sujet du cannabis ; à la fois des partisans du cannabis et de ses opposants. Existent aussi des contraintes légales et politiques sur la recherche liée au cannabis.

Bien que de nombreuses études impliquant le cannabis sont contradictoires, certains effets sanitaires sur le corps et le mental ont été déterminés. Cet article utilise une diversité de sources crédibles, principalement des articles venant de revues médicales mondiales à comité de lecture mais également de rapports scientifiques, de livres, de sites web et de magazines, pour établir une vue d'ensemble clairement documentée (références/bibliographie) associée à l'usage du cannabis.

Contraintes légales et politiques sur la recherche

Dans énormément d'États, la science expérimentale souffre de restrictions légales. Ceci a pour conséquence que le cannabis est fréquemment difficilement étudiable dans le domaine de la recherche médicale parce que les échantillons ne peuvent pas être obtenus légalement, sans l'accord du gouvernement de l'État.

Le phénomène de curiosité scientifique légitime entrant en conflit avec le gouvernement (et son agenda) a été récemment illustré aux États-Unis par la confrontation entre l'"Association Multidisciplinaire des études Psychédéliques" (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, MAPS), un groupe de recherche indépendant, et l'"Institut National sur l'abus de drogues" (National Institute on Drug Abuse, NIDA), une agence fédérale des États-Unis d'Amérique chargée de l'utilisation de la science pour étudier la toxicomanie. Le NIDA fonctionnant largement sous le contrôle général du "Bureau de la Politique de Contrôle des drogues" (Office of National Drug Control Policy, ONDCP), un bureau de la Maison Blanche responsable pour la coordination directe de l'ensemble des aspects légaux, législatifs, scientifiques, sociaux et politiques du contrôle policier fédéral de stupéfiants.

Le cannabis qui est disponible pour des recherches aux États-Unis d'Amérique est cultivé à l'Université du Mississippi et seulement contrôlé par le NIDA, qui a même un pouvoir de véto sur l'"Administration de la nourriture et des drogues" (Food and Drug Administration, FDA) pour définir les protocoles acceptables/acceptés. Depuis 1942, année pendant laquelle le cannabis disparut de la pharmacopée états-unienne, et où son usage médical fut prohibé, il n'existe aucune histoire légale (du point de vue de la loi fédérale) de projet de production de cannabis financé par des fonds privés. Le résultat est que le nombre de recherches sur le sujet fut particulièrement limité, vu que ceux-ci doivent utiliser le produit apporte par le NIDA, qui a été allégé pour être moins puissant, et est par conséquent d'une qualité différente. [1]

La MAPS, en conjonction avec le professeur Lyle Craker, docteur en sciences, directeur du "Programme sur les plantes médicinales" (Medicinal Plant Program) de l'Université du Massachusetts à Amherst, proposa d'apporter de cannabis cultivé indépendamment d'une qualité ciblée pour des études de recherches acceptées par la FDA et se heurta à l'adversité du NIDA, de l'ONDCP, et de l'"Administration pour la mise en place de la lutte contre la drogue" (Drug Enforcement Administration, DEA). Ce projet, et d'autres de ce type, n'auraient, selon la wikipédia anglophone quasiment aucune chance, sur un terrain légal dominé par le concept de guerre contre les drogues.

Cependant, dans d'autres États tel que le Royaume-Uni, une licence pour cultiver la marijuana n'est quasiment qu'une affaire de bureaucratie, du même type que celles pour d'autres sujets botaniques ou scientifiques. D'où le terme de "drogue contrôlée" (controlled drug). Dans de tels États, énormément d'essais ont été pratiqués, dans des buts variés. Plus il y a peu de temps, plusieurs fumeurs habitués / dépendants ont été invités à participer à des tests variés par des entreprises médicales britanniques dans l'objectif de permettre au gouvernement du royaume de déterminer l'influence du cannabis sur la conduite d'un véhicule motorisé.

Pharmacologie

Effets biochimiques

La substance psychoactive principale (prévalente) dans le cannabis est le delta-9-tetrahydrocannabinol (fréquemment noté THC, ou quelquefois Δ9-THC). Sur les deux dernières décennies (NDT : traduite en 2006), le contenu moyen en THC dans la marijuana vendue dans les territoires d'Amérique du Nord aurait augmenté d'au moins à peu près 1% à 3-4%. Les plants choisis et clonés peuvent conduire à des taux de 15% THC. [2] Un autre cannabinoïde psychoactif présent dans le Cannabis sativa est le tétrahydrocannabivarine (THCV), mais il ne se trouve qu'en faibles quantités. De plus, il existe des composés identiques contenus dans la marijuana qui n'exhibent aucune réponse psychoactive mais sont nécessaires pour fonctionner : le Cannabidiol (CBD), un isomère du THC ; le Cannabinol (CBN), un produit de l'oxydation du THC ; la Cannabivarine (CBV), un analogue du CBN avec une chaîne différente, la Cannabidivarine (CBDV), un analogue du CBD avec une chaîne différente, et l'acide cannabinolique. La manière dont ces autres composés interagissent avec le THC n'est pas totalement comprise, mais des études cliniques proposent l'hypothèse que le CBD agit comme force de compensation pour réguler la force de l'agent psychoactif, le THC. Un rapport anecdotique et non concluant affirme que la marijuana avec des ratios THC/CBD assez élevés risquerait moins d'induire de l'anxiété que de la marijuana avec de faibles ratios. [3] On pense aussi que le CBD pourrait réguler le métabolisme du corps du THC en inactivant le cytochrome P450, une classe importante d'enzymes qui métabolisent les drogues. Des expériences dans lesquelles les souris ont été traitées avec du CBD puis avec du THC ont montré que le traitement CBD était associé avec une augmentation substantielle dans les concentrations de THC dans le cerveau (et ses principaux métabolites) , le plus probablement parce qu'il diminué le taux de nettoyage du THC dans le corps. [3] Des composés cofacteurs du cannabis ont aussi été reliés à une baisse de la température corporelle, modulant le fonctionnement immunitaire, et la protection des cellules. L'huile principale de cannabis contient aussi énormément de terpénoïdes aromatiques, qui peuvent agir en synergie avec les cannabinoïdes pour produire leurs propres effets. Le THC se convertit rapidement en 11-hydroxy-THC, qui est aussi pharmacologiquement actif, tant et si bien que l'effet de la drogue dépasse les niveaux de THC mesurables dans le sang. [2]

En 1990, la découverte de récepteurs aux cannabinoïdes localisés dans le cerveau et dans le corps, ainsi qu'un cannabinoïde endogène neurotransmetteurs comme l'anandamide (un matériel lipidique dérivé ligand de l'acide arachidonique), suggère que l'utilisation de marijuana affecte le cerveau de la même manière qu'un composé naturel du cerveau. Les cannabinoïdes contiennent habituellemnt un anneau 1, 1'-di-méthyl-pyrane, un anneau variedly derivatized aromatic ring and fluctuedly unsaturated cyclohexyl et leurs précurseurs chimiques immédiats, constituant une famille d'environ 60 composés bi-cycliques et tri-cycliques. Comme la majorité des autres processus neurologiques, les effets de la marijuana sur le cerveau suivent le protocole standard de signal transduction, le dispositif électrochimique d'envoi de signaux à travers les neurones pour une réponse biologique. On sait à présent que des récepteurs cannabinoïdes apparaissent avec des formes identiques chez la majorité des vertébrés et invertébrés et ont une longue histoire évolutive de 500 millions d'années. Le fait que ces récepteurs aient été conservés pendant tous ce temps semble indiquer qu'ils doivent avoir un rôle basique important dans la physiologie animale. Les récepteurs aux cannabinoïdes diminuent l'activité adénylate cyclase, inhibent les canaux ioniques, et désinhibent les pompes à potassium K+A.

Deux types de récepteurs aux cannabinoïdes existent (CB1 et CB2). Le récepteur CB1 se trouve essentiellement dans le cerveau et mitige les effets psychologiques du THC. Le récepteur CB2 se trouve de manière plus abondante dans les cellules du dispositif immunitaire. Les cannabinoïdes agissent comme des immuno-modulateurs sur les récepteurs CB2, ce qui veut dire qu'ils augmentent certaines réponses immunitaires et en diminuent d'autres. A titre d'exemple, les cannabinoïdes non psychotropes peuvent être utilisés comme anti-inflammatoire particulièrement efficace. [3] L'affinité des cannabinoïdes pour se lier à chacun des deux récepteurs est la même, avec uniquement une légère augmentation observée avec le composé CBD dérivé de la plante se liant plus souvent aux récepteurs CB2. Les cannabinoïdes semblent avoir un rôle dans le contrôle par le cerveau du mouvement et de la mémoire, mais aussi de la modulation de la souffrance naturelle.

La nature de la marijuana, ses propriétés de solubilité dans les graisses, amènent à une longue demi-vie d'élimination en comparaison à d'autres drogues récréatives. La molécule THC, et les composés apparentés, sont le plus souvent détectables dans les tests de drogues jusqu'à à peu près un mois après consommation. Cette détection est envisageable parce que des métabolites non psychoactifs du THC sont stockés pour de longues périodes de temps dans les cellules de graisse, et cette substance a une très faible solubilité dans l'eau.

Le taux d'élimination des métabolites est un peu plus élevé chez les grands usagers à cause de la tolérance, et indique une plus grande possibilité de symptômes de sevrage à l'arrêt de la consommation arrêt de l'emploi habituel.

La LD50 de THC est 1270 mg/kg chez les rats mâles, 730 mg/kg chez les rats femelles, par voie orale mélangé dans de l'huile de sésame, et 42 mg/kg (toujours chez le rat) par inhalation. [4]

Effets physiologiques

Certains des effets de la consommation de marijuana incluent l'augmentation du rythme cardiaque, sécheresse de la bouche, rougeurs oculaires (dilatation des vaisseaux sanguins de la conjonctive) , une réduction de la pression intraoculaire, un dysfonctionnement modéré des facultés motrices et de la concentration, et augmente la faim. Lors d'une électrœncéphalographie, on observe des persistances d'onde alpha de fréquence un peu plus basse que la normale. [2] Le cannabis produit aussi énormément d'effets subjectifs, tels qu'une plus grande jouissance du goût de la nourriture et des arômes et une jouissance avancée de la musique et de la comédie. À plus hautes doses, le cannabis peut provoquer des distorsions marquées des perceptions du temps et de l'espace, de la proprioception, mais aussi des hallucinations auditives et/ou visuelles (ressemblant à un rêve éveillé), de l'ataxie du fait de impairment sélectif de reflexes polysynaptiques, et de dépersonnalisation. La marijuana plus couramment soulage les tensions et provoque des effets euphoriques. Une liste plus complète de ses effets est disponible dans l'article : cannabis médical.

Les aires cérébrales à forte densité de récepteurs cannabinoïdes correspondent aux effets comportementaux produits par les cannabinoïdes.

La recherche animale a montré que le potentiel de dépendance psychologique aux cannabinoïdes existe, et inclut des symptômes de retrait en douceur. Quoique n'étant pas aussi sévère que les dépendances à l'alcool, à la héroïne, ou à la cocaïne, le retrait à la marijuana est généralement caractérisé par des insomnies, une sensation de fatigue, une perte d'appétit, une irritabilité, une angoisse...

En 1998, un rapport gouvernemental français commissionné par le secrétaire d'État à la santé, Bernard Kouchner, et dirigé par le Dr. Pierre-Bernard Roques, classa les drogues selon leur addictivité et neurotoxicité. Il plaça l'héroïne, la cocaïne et l'alcool dans les catégories les plus addictives et les plus mortelles ; la benzodiazépine, les hallucinogènes et le tabac dans la catégorie intermédiaire, et le cannabis dans la dernière.

Effets sur la reproduction

Il a été montré que l'administration de hautes doses de THC aux animaux abaisse leur niveau de testostérone dans le sang, affecte la production de sperme, la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes, affecte le cycle d'ovulation, et diminué la production d'hormones gonadotropes. Des tests ont montré que les spermatozoïdes exposés à de hauts niveaux de THC commencent à se mouvoir de manière anormale, et sont moins capables de s'attacher à un œuf de façon à le fertiliser. [5].

Ceci est modéré par des rapports contradictoires selon lesquels la tolérance pourrait se développer à ces effets. [2] [6] Selon le 1997 Merck Manual of Diagnosis and Therapy, les effets sur la fertilité dus à la consommation de cannabis seraient incertains.

La recherche a montré que le sperme humain contient des récepteurs qui sont stimulés par des substances comme la THC et d'autres produits chimiques du cannabis.

La consommation de marijuana durant la grossesse a été corrélée, occasionnellemen, à des cas de poids faibles à l'apparition des bébés mais le lien entre cannabis et les complications de naissance est questionné par la communauté scientifique.

Effets sur la santé mentale

Manque de motivation au travail ou incapacité à faire la moindre chose demandant un effort (cela dépend énormément de la personnalité, de l'humeur et de l'état de fatigue et de stress de la personne)

Concentration dilatée : capacité temporelle, à rester concentré, perfectionnée (cela dépend énormément de la personnalité, de l'humeur et de l'état de fatigue et de stress de la personne)

Les récepteurs les plus nombreux dans le cerveau humain sont les recepteurs du cannabis. Ceci ne correspond pas à la production de cannabis endogène par le corps humain. Aujourd'hui nous ne savons pas pourquoi ces récepteurs se trouvent en si grand nombre, mais nous savons que le dispositif endocannabinoique est impliqué dans de nombreuses fonctions vitales du corps humain.

Les chercheurs ont découvert récemment que les cannabinoides et le dispositif endocannabinoique sont impliqués dans la modulation du dispositif dopaminergique. Le dérèglement de ce dernier est présent chez de nombreuses pathologies : schizophrénie, syndrome de Tourette, TDAH (trouble Déficitaire de l'Attention / Hyperactivité). De plus en plus de chercheurs croient dans le potentiel de ces nouvelles molécules, les cannabinoides, pour soigner des maladies traitées actuellement avec des médicaments qui agissent directement sur le dispositif dopaminergique avec des effets secondaires quelquefois significatifs.

Effets comportementaux

Le perfectionnement du comportement a été constaté par de nombreux médecins et patients concernant les troubles de concentration avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette pathologie est inscrite dans les conditions traitables par le cannabis.


Références

  1. Lyle E. Craker, Ph. D. v. U. S. Drug Enforcement Administration, Docket No. 05-16, 8 mai 2006, 8-27 PDF
  2. Principles of Medical Pharmacology, 6th edition, H. K. Kalant & W. H. E. Roschlau, 1998, pages=373-375
  3. Marijuana and Medicine : Assessing The Science Base, J. E. Joy, S. J. Watson, Jr., and J. A. Benson, Jr, United States National Academy of Sciences, 1999, http ://books. nap. edu/html/marimed/
  4. Erowid Cannabis (Marijuana) Vault
  5. Evidence that anandamide-signaling regulates human sperm functions required for fertilization, H. Schuel et al., Molecular Reproduction and Development, Sep 2002, volume=63, issue=3, pages=376-387, http ://www3. interscience. wiley. com/cgi-bin/fulltext/98517201/PDFSTART
  6. Adverse Effects of Cannabis, W. Hall, N. Solowij, The Lancet, Nov 1998, pages= 1611-6, volume=352

Voir aussi

Liens externes

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