Première guerre de l'opium

La première guerre de l'opium fut un conflit motivé par des raisons commerciales entre le Royaume-Uni et l'empire Qing en Chine de 1839 à 1842.



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Première guerre de l'opium
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Informations générales
Date août 1839 - août 1842
Lieu Chine
Changements territoriaux Cession de Hong Kong
Issue Victoire britannique, traité de Nankin
Belligérants
Royaume-Uni Royaume-Uni Chine Empire de Chine
Commandants
Forces en présence
20 000 hommes 91 680 hommes

La première guerre de l'opium fut un conflit motivé par des raisons commerciales entre le Royaume-Uni et l'empire Qing en Chine de 1839 à 1842. Il est reconnu comme le début du déclin de l'Empire de Chine, incapable de résister à l'Occident, et le point de départ qui aboutira à la chute du dispositif impérial, remplacé en 1912 par la République de Chine, mais aussi de la longue période d'instabilité qui conduira à la proclamation de la République populaire de Chine en 1949.

Le commerce extérieur de la Chine avant les guerres de l'opium

Le commerce extérieur direct de la Chine avec les pays européens commence dès le XVIe siècle, avec pour premiers partenaires économiques les Portugais (1517) qui se sont installés à Canton (sud-est de la Chine), ils ont fondé en 1550 la cité de Macao. Par la suite viennent les Espagnols aux Philippines (1565), ils y fondent Manille en 1571. Ces pays sont surtout motivés par un objectif missionnaire.

Les Hollandais se positionnent en Indonésie, Batavia (actuelle Jakarta), en premier lieu installés à Penghu (1603) à côté de Taïwan, puis à Taïwan (1624). Les Russes viennent en voisins par voie terrestre.

En 1685, sous le règne de l'empereur Kangxi (1662-1723), un édit impérial autorise l'ouverture de l'ensemble des ports chinois aux bateaux étrangers ; le premier navire arrive à Canton en 1689. Cependant, ce commerce reste particulièrement limité car soumis à des règles particulièrement strictes : taxes pour les négociants étrangers, obligation de passer par un seul intermédiaire (le marchand de l'empereur) qui prélève des taxes au profit de l'État. En 1720, cet intermédiaire est remplacé par un organisme collégial : le Co-hong.

Sous le règne de l'empereur Qianlong (1736-1796), la politique commerciale s'inverse, elle est limitée dans son étendue et dans son intensité. En 1757, un édit impérial décrit que le Co-hong fixera désormais les prix et les quantités des marchandises échangées, que les frontières maritimes vont être fermées (sauf Canton) et que les étrangers ne pourront pas s'installer où ils veulent à Canton (pas le droit d'apprendre le Chinois), l'objectif étant d'empêcher les contacts directs.

La Chine est un empire plutôt fermé sur lui-même, tout autant commercialement que dans le domaine de l'échange des idées et des innovations. Ceci est dû à un protectionnisme strict appliqué par la bureaucratie impériale, idéologiquement soutenu à la fois par les élites, soucieuses de ne pas ébranler les rites d'une société respectant les traditions particulièrement conservatrice (voire immobiliste) et par la population qu'une méfiance extrême confinant à la xénophobie maintient à distance de l'étranger.

Rien n'y est plus important que la répétition du connu (qui puise sa force de conviction dans le respect des ancêtres et dans la croyance que la perfection a été atteinte) sans se permettre de déroger à la règle sous peine de châtiments. Par conséquent, quel besoin, quel intérêt y aurait-il à acheter des produits étrangers, par conséquent inconnus, par conséquent non-inclus dans la tradition, leur utilité fût-elle avérée? Ceux-ci étant par essence "imparfaits" en comparaison, et non-conformes aux rites...

Ainsi les tentatives précédentes des marins étrangers d'établir des comptoirs et de commercer avec l'Empire qui se considère au centre du monde, n'ont pas forcément été fructueuses : ségrégation, brimades, interdiction de communiquer avec la population, arbitraire impérial, taxation frauduleuse, confiscation de biens, etc...

L'empereur en plusieurs circonstances, ne considère pas que la Chine puisse avoir un intérêt à commercer avec le reste du monde. L'Europe "sinomaniaque" de la fin du XVIIIe siècle s'entiche de la civilisation chinoise et raffole de ses bibelots. Les Britanniques importent ainsi de plus en plus de marchandises chinoises (thé, soie, porcelaine[1], objets laqués…).

Cet état de fait crée un déséquilibre commercial. Mais si les négociants étrangers demandent de l'aide à leur gouvernement, c'est avant tout pour mettre fin aux brimades et en particulier aux ségrégations quasi institutionnalisées dont ils sont les victimes. Deux missions diplomatiques verront le jour : la première en 1793 menée par Lord McCartney pour ouvrir d'autres ports. Elle est rejetée par Qianlong qui refuse (en 1796, Qianlong abandonne son trône), la seconde en 1816, dirigée par Lord Amherst, n'a pas plus de succès.

De plus, la Chine, étant autosuffisante, ne veut pas d'échange «marchandise contre marchandise», mais exige d'être payée en monnaie d'argent seulement. Ceci n'est pas du goût des Britanniques qui, contrairement aux Espagnols, grâce à leurs colonies en Amérique du Sud, ont peu d'argent et énormément de marchandises en nature, venant essentiellement de leurs colonies aux Indes.

Pour répondre à la demande au Royaume-Uni, les Britanniques achètent d'énormes quantités de thé aux Chinois. Ces derniers, voyant que le commerce du thé est particulièrement lucratif, se mettent à convertir leurs plantations au détriment d'autres cultures, essentiellement celle du coton. Du même coup, la Chine ne peut plus vivre en autarcie et doit accepter les échanges de marchandises.

Offensive commerciale des puissances étrangères

Les Chinois connaissaient déjà l'opium, ils ne l'utilisaient pas comme drogue ou stimulant, mais plutôt comme analgésique. C'est à partir du XVIIe siècle, qu'ils ont commencé à l'utiliser comme drogue. Les premiers à leur en vendre furent les Portugais, l'opium venant d'Inde.

Les Britanniques décident de se lancer dans ce commerce des plus lucratifs. Les choses vont s'intensifier au fil du temps et en 1729 entraient à peu près 200 caisses d'opium par an en Chine. À la fin du XVIIIe siècle, plus de 4 000, et en 1838 plus de 40 000 (vendues par les Américains et les Britanniques).

Les Britanniques exigent de se faire payer en lingots d'argent, récupérant ainsi le précieux métal qu'ils avaient cédé dans le commerce du thé. La balance commerciale entre la Chine et l'Empire britannique s'inverse rapidement et spectaculairement en faveur des Britanniques. La corruption des fonctionnaires chinois qui contrôlent le trafic de drogue en Chine devient préoccupante et la drogue provoque des ravages dans la population. L'Empereur décide alors de réagir en s'en prenant aux intérêts britanniques.

En 1798, le gouvernement du Premier ministre britannique William Pitt envoie une ambassade à Pékin pour négocier un accord sur les échanges commerciaux sur la base de cette situation nouvelle. L'empereur, refusant de se faire «forcer la main» à cause de l'opium, préfère fermer son pays aux commerçants ainsi qu'aux missionnaires européens.

La réponse des Chinois

Les Chinois vont tenter de réagir avec l'interdiction de fumer l'opium.

Les premières mesures de prohibition

La cour décida de prohiber l'opium. En 1729, un premier édit, proclamé par l'empereur Yong Zheng (1723-1736), promulgue l'interdiction du trafic d'opium, le considérant dorénavant comme de la contrebande.

Cependant le trafic continue, et en 1796, un nouvel édit, proclamé par l'empereur Jia Qing (1796-1821), va confirmer l'interdiction du trafic de l'opium sous peine de mort. Cette fois, des sanctions contre les opiomanes seront aussi prises.

En 1800, l'empereur va proclamer un nouvel édit qui va confirmer la prohibition de l'opium et interdire sa culture sur le sol chinois ; les dépôts d'opium sont déplacés à Huangpu.

En 1809, une mesure administrative va être prise pour tenter d'entraver le trafic : les navires qui déchargent à Huangpu doivent apporter un certificat sur lequel est indiqué qu'il n'y a pas d'opium à bord. La corruption régnant parmi les fonctionnaires ne permet pas l'application stricte de ces mesures.

Rien ne semble diminuer ou stopper un commerce particulièrement lucratif : en 1813, une caisse d'opium indien se vend 2 400 roupies (prix de revient de 240 roupies). En 1821, un nouveau décret chinois annonce que le commerce n'est plus envisageable à Huangpu, le marché se déplace à Lingding où il va se développer de 1821 à 1839. La Compagnie britannique des Indes orientales (East India Company) décide alors de contourner l'interdiction et augmente ses ventes illégales d'opium en Chine ; de 100 tonnes vers 1800 à 2 600 tonnes en 1838. Le commerce des Britanniques en Chine devient enfin excédentaire, en 1835, il y a 2 millions de fumeurs d'opium en Chine.

La guerre au trafic d'opium

Les autorités chinoises vont répondre de façon plus efficace. L'empereur Daoguang (1821-1851) demande conseil à une dizaine d'experts avant de prendre une décision. Au sein de la cour, il y a des partisans et des adversaires de l'opium : certains veulent légaliser le trafic ou plutôt la production chinoise, et d'autres voient le problème financier que la drogue va poser à la Chine. Un débat va s'engager pendant deux ans. Un de ces rapports va être présenté par le gouverneur général des provinces de Hubei et du Hunan, Lin Zexu (1775-1850).

Ce dernier est plutôt partisan de l'ouverture de la Chine au monde extérieur. C'est un farouche adversaire du trafic et son rapport défend l'interdiction de l'opium. Il propose une série de mesures pour limiter le trafic et la consommation de l'opium. Son texte est fondé sur sa pratique dans ses deux provinces : confisquer les stocks de drogue et accessoires de l'opiomanie.

L'empereur appelle en décembre 1838 Lin Zexu commissaire impérial de la province du Guangdong (Canton), il a pour charge de mettre un terme à l'usage de l'opium. Canton est , à l'époque, le port par lequel on importe la majorité de l'opium.

L'action de Lin Zexu

En mars 1839, Lin Zexu arrive à Canton et établit la liste de l'ensemble des fumeries d'opium, des tenanciers des fumeries et des vendeurs.

Il confisque l'ensemble des stocks d'opium de la ville : il donne ordre aux propriétaires de ces stocks de venir remettre la drogue et en échange il leur donne du thé. Ils doivent aussi s'engager par rédigé à renoncer à faire du commerce avec les Chinois (vu que l'ensemble des propriétaires sont étrangers).

Le surintendant du commerce britannique devra alors coopérer avec Lin. En avril 1839, Lin fait parvenir à la Reine du Royaume-Uni, Victoria, un message pour lui dire que la consommation d'opium est interdite en Chine et lui demande d'en faire cesser le trafic.

En juin 1839, la drogue saisie est détruite, soit 200 000 caisses (1 188 tonnes). Lin édicte un règlement qui stipule que les bateaux étrangers qui entrent dans les eaux territoriales chinoises seront fouillés. L'opinion publique est favorable à cette interdiction.

Au nom de la défense du commerce, lord Melbourne, le Premier ministre de la reine Victoria, convainc le Parlement britannique d'envoyer un corps expéditionnaire à Canton, déclenchant du même coup la première guerre de l'opium.

La fièvre monte

Au Royaume-Uni, à peu près 300 sociétés commerciales britanniques demandent au gouvernement britannique d'intervenir auprès des autorités chinoises. Certains veulent une intervention officielle des Britanniques pour qu'on leur paie leur marchandise détruite. Une campagne de presse est organisée pour déplorer tous ces incidents entre Britanniques et Chinois.

En Chine, les choses se tendent toujours plus et il y a même des affrontements armés entre navires britanniques et jonques chinoises : le premierse déroule en septembre 1839 et le deuxième en novembre 1839. Lin Zexu interdit le port de Canton aux navires britanniques en décembre 1839, l'empereur décide de «fermer pour toujours» Canton aux Britanniques en janvier 1840.

Cette nouvelle parvient au Royaume-Uni. Un débatse déroule en avril 1840 à la Chambre des Communes entre les partisans d'opérations militaires pour la réparation des torts envers leurs commerçants et ceux qui veulent que le Royaume-Uni renonce à vendre de l'opium et du même coup renonce à une guerre. Les premiers auront gain de cause.

La guerre

En avril 1840, une armada britannique est mise sur pied : 16 vaisseaux de ligne, 4 canonnières, 28 navires de transport, 540 canons et 4 000 hommes. Sous le commandement de l'amiral Elliot, ils arrivent au large de Canton en juin 1840. Un croiseur britannique bombarde Canton et occupe l'archipel voisin des Chousan (d'où est tiré le terme de «diplomatie de la canonnière»). Les britanniques attaquent Canton mais sans parvenir à la prendre car Lin a fait planter des pieux retenus par des chaînes dans le port, les bateaux ne peuvent par conséquent pas accoster. Il y a également une milice qui défend la ville.

Les Britanniques conquirent Hong Kong (alors un avant-poste mineur) et en firent une tête de pont. Les combats commencèrent réellement en juillet, lorsque les HMS Volage et HMS Hyacinth défirent 29 navires chinois. Les Britanniques capturèrent le fort qui gardait l'embouchure de la rivière des Perles — la voie maritime entre Hong Kong et Guangzhou.

La cour chinoise prend peur, Lin Zexu tombe en disgrâce (condamné à l'exil) et ils nomment à sa place un aristocrate, Qishan.

Des négociations vont avoir lieu à Canton : Qishan fait démolir les fortifications de Lin, dissoudre la milice en novembre 1840 et diminuer le nombre de soldats.

Les trois revendications britanniques :

Qishan refuse. Les Britanniques tentent de le faire plier en attaquant et s'emparant de quelques ouvrages de fortification. Qishan prend peur et accepte les revendications.

La cour chinoise pense que l'acceptation de Qishan ne concerne que la reprise du commerce. En apprenant que cela va bien plus loin, l'empereur décide de destituer Qishan (exécuté en février 1841) et déclare la guerre aux Britanniques le 29 janvier 1841. L'empereur remplace Qishan par Yishan.

En 1841 les forces britanniques occupaient la région autour de Guangzhou, puis ils prirent la ville voisine de Ningpo (aujourd'hui Ningbo) et le poste militaire de Chinhai.

Les opérations militaires se déroulent dans la province de Canton, les Britanniques se rendent vite maîtres des lieux stratégiques. Yishan va mettre plusieurs semaines à arriver à Canton, il va lancer un assaut contre les Britanniques mais ce dernier est repoussé, les Chinois se replient au sein de Canton. Yishan va demander l'armistice et une convocation d'armistice (convention sur le rachat de Canton) sera signée le 27 mai 1841. Cette convocation engage les Chinois à racheter Canton 6 millions de dollars aux Britanniques (dont un million le jour même). Mais elle repose sur un double malentendu utilisé par les diplomates britanniques : les Chinois considèrent cette action comme un prêt commercial et les Britanniques n'ont pas renoncé à l'indemnisation des stocks d'opium et aussi à Hong Kong.

Capitulation chinoise

Les Britanniques veulent toujours faire peur aux Chinois afin d'obtenir davantage avec une nouvelle négociation. En août 1842, une escadre britannique remonta le Yangzi Jiang jusqu'à Nankin, obligeant le gouvernement de l'empereur Tao-kouang à capituler ainsi qu'à signer le traité de Nankin le 29 août 1842. Ce traité donne aux Britanniques le libre commerce de l'opium, la fin de l'obligation de négocier seulement avec les Co Hong et en particulier la concession de l'île de Hong Kong qui sera reprise ensuite.

Les forces britanniques étaient dirigées par le général Anthony Blaxland Stransham.

La facilité avec laquelle les forces britanniques avaient obtenu la victoire affecta gravement le prestige de la dynastie Qing. Cela contribua sans doute à la rébellion Taiping (1850-1862).

Les traités

Le 29 août 1842, les représentants de la Cour vont signer à bord d'une canonnière britannique le fameux traité de Nankin. Ce traité sera complété plus tard par deux autres traités conclus le 28 juillet 1843 et le 8 octobre 1843 (traité de Humen). La majeure partie va au traité de Nankin. Mais ces 3 traités reconnaissent aux Britanniques des droits :

D'autres nations (États-Unis d'Amérique, France) demandent les mêmes privilèges que ceux accordés au Royaume-Uni.

Les conséquences économiques et sociales de la 1re guerre de l'opium

Après les traités de Nankin, l'économie chinoise s'ouvre aux puissances étrangères et vice-versa. La Chine exporte plus de 100 millions de livres sterling de thé, deux fois plus qu'jusque là. De 12 000, les chinois exportent désormais 20 000 balles de soies en 1840, par le biais des Britanniques. Les commerces étrangers s'emploient à renforcer leur position et s'installent en particulier à Shanghai (concession britannique en 1841, concession américaine en 1845, puis concession mondiale). Shanghai devient une concession française en 1849 (enclave juridique avec ressemblance avec les quartiers français). Le commerce de l'opium continue de se développer. Il n'est toujours pas légal mais toléré : 40 000 caisses en 1838, 50 000 en 1850, 80 000 en 1863 (double en 25 ans).

Conséquences financières

Avant 1821, la caisse est commercialisée entre 1 000 et 2 000 reales (monnaie d'or mexicaine alors particulièrement apprécié dans le commerce en Orient). Après 1838, entre 700 et 1 000 reales. La monnaie était le liang (traduit par taël en français). Le liang correspond à un poids d'argent variable. (37 g à peu près) et 1 liang = 1 000 sapèque (en cuivre). Les Chinois paient en liang. La monnaie d'argent se raréfie en Chine, la valeur augmente au détriment de la monnaie en cuivre. L'inflation monte :

Cette hausse se reflète sur les Chinois qui n'ont que des sapèques, les impôts doublent.

Conséquences sociales

À la campagne, les paysans s'endettent de plus en plus auprès des propriétaires fonciers. Les paysans mendient, se font bandits, rejoignent des sociétés secrètes.

En ville : le sort des artisans n'est guère plus enviable. Les produits étrangers (cotonnades et fils) peuvent se déverser sur le marché chinois. Chômage pour certains, d'autres meurent de faim. Entre 1841 et 1849, on dénombre 100 soulèvements populaires à peu près. La Révolte des Taiping par exemple. Cette colère populaire se déverse contre les étrangers (mouvements d'hostilité) comme à Canton ou à Fuzhou.

La population se retourne aussi contre la cour, mais la révolte sera matée. En 1851, l'empereur Xian Feng accède au trône, les négociateurs des traités tombent en disgrâce et les Chinois veulent reprendre ce qu'ils ont consenti à donner sous la disgrâce.

Annexes

Chronologie

Citation

«(... ) Les lois interdisant la consommation de l'opium sont désormais si sévères en Chine que si vous continuez à le fabriquer, vous découvrirez que personne ne l'achètera et qu'aucune fortune ne se fera par l'opium. (... ) Tout l'opium qui est découvert en Chine est jeté dans l'huile bouillante et détruit. Tout bateau étranger qui, à l'avenir, viendra avec de l'opium à son bord, sera mis à feu, et l'ensemble des autres biens qu'il transportera seront infailliblement brûlés en même temps. Alors, non seulement vous ne parviendrez pas à tirer quelque profit de nous, mais vous vous ruinerez dans l'affaire. Ayant voulu nuire à autrui, vous serez la première à en souffrir. Notre Cour Céleste n'aurait pas gagné l'allégeance d'innombrables pays si elle n'exerçait un pouvoir surhumain. Ne dites pas que vous n'avez pas été avertie à temps. À la réception de cette lettre, Votre Majesté sera assez bonne pour me faire savoir immédiatement les mesures qui auront été prises (... ).»

Lettre du commissaire impérial extraordinaire Lin Zexu à la reine Victoria, 1839.

Notes

  1. L'importation de porcelaine en Europe résultait d'une obligation de lester les navires, qui eussent été instables avec des cargaisons trop légères composées seulement de thé et de soie

Voir aussi

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