Tamis

Grille de maillage plus ou moins fin pour trier les particules solides, fixée sur un cadre.



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Ustensile de cuisine - Outil de jardinage - Outil de maçonnerie

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Définitions :

  • Sorte de crible, de sas qui permet de passer des matières pulvérulentes, les liquides troubles, etc (source : fr.wiktionary)
Fabricant de tamis, XVIe siècle

Grille de maillage plus ou moins fin pour trier les particules solides, fixée sur un cadre.

Histoire

L'origine du mot est incertaine[1]. Le terme tamisium, du bas latin, est employé en premier lieu pour décrire un crible qui sert à tamiser la farine ou le grain[2]. Le mot s'enrichit progressivement de sens nouveaux, tandis qu'apparaissent les tamis fins, les tamis gros ou les tamis déliés[3]. On se sert du tamis non seulement pour passer la farine et la poudre, mais toujours les liqueurs épaisses[4]. Le maillage du tamis peut être en métal, en crin, ou alors en soies[1]. Au XIXe siècle on trouve le terme utilisé pour décrire une sorte de filet de pêche fait d'un cylindre de bois dont le fond est maillé pour laisser passer l'eau et retenir le poisson[1], et d'une pièce en bois criblée de trous qui maintient les tuyaux dans un jeu d'orgues[1]. Les tamis modernes sont en maillage de métal ou de nylon, moins aisément corrodé. Le terme sert actuellement à désigner la partie maillée d'une raquette de tennis ou de badminton.

Le terme tamis utilisé en anglais ne fait référence qu'à l'instrument de cuisine.

Emploi

Portait d'Élisabeth Ire d'Angleterre tenant à la main un tamis qui symbolise sa virginité

On utilise des tamis en cuisine, surtout en pâtisserie pour tamiser la farine et éviter la formation de gruaux ou dans la préparation du thé au Japon; des tamis en bois juxtaposés posés dans un bain-marie servent à la cuisson-vapeur.

Dans le bâtiment ils servent pour tamiser le sable lors de la fabrication de mortier, et les granulats.

Dans l'industrie de fabrication du papier, la pâte à papier humide est étalée sur un tamis pour le séchage.

Dans le jardinage il sert au tamisage du compost ou des substrats.

En pharmacie et en chimie, il permet de l'analyse granulométrique et dans la fabrication (fréquemment particulièrement illégale) du Haschisch.

De nombreuses industries ont recours au tamis dans le processus de fabrication de leurs produits : la préparation des peintures à partir de pigments en poudre par exemple. Le tamis peut aussi servir à l'assainissement des déchets, en séparant les solides des effluents.

Il existe aussi des tamis de contrôle en toile métallique, en tôle perforée ou en feuilles électro-formées qui permettent de tester la qualité des produits en poudre ou des granulats. Ces tamis sont de taille (diamètre) et d'ouverture des mailles variables : par exemple <20 microns pour les éléments fins nécessitant un microtamisage ou >1, 6 mm pour les éléments plus grossiers. Ils peuvent être utilisés en série.

Le tamisage se fait par voie sèche (passage des particules plus fines à travers les mailles par secousses) ou par voie humide (entraînement des particules plus fines par l'eau). Ce dernier procédé est utilisé dans l'orpaillage.

Norme ISO

Norme de l'Organisation mondiale de normalisation utilisée pour tester les tamis de contrôle métalliques : DIN ISO 3310[5]

Iconographie

Dans l'iconographie, le tamis était utilisé comme attribut de la Chasteté, en référence à la légende latine racontant comment la vestale Tuccia avait transporté de l'eau du Tibre dans un tamis sans en perdre une goutte, prouvant ainsi sa virginité. Un dessin de Pierre Paul Rubens représente ainsi La Vestale Tuccia retenant l'eau du Tibre dans son tamis[6]. Au moins deux portraits de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre la montrent tenant un tamis à la main, à l'instar des vestales Æmilia ou Tuccia. Le portrait de George Gower, dit de Plimpton, date de 1579[7], un autre portrait attribué à l'entourage de Quentin Massys le jeune et datant de 1580-1583 est conservé dans une collection privée et un portrait attribué à Cornelius Ketel se trouve à la pinacothèque de Sienne[8].

Les trois tamis de Socrate

Passer au crible ou au tamis est devenu particulièrement tôt une métaphore pour désigner un examen sévère, qui «sépare le bon grain de l'ivraie». L'apologue des trois tamis de Socrate raconte comment le philosophe demanda à un interlocuteur qui souhaitait lui parler s'il avait passé son discours au travers des trois tamis : celui de la vérité, de la bonté et de l'utilité. Seules les paroles qui passent l'épreuve des trois tamis méritent d'être prononcées[9].

Annexe

Notes et références

  1. Émile Littré, Dictionnaire de la langue française (1872-1877)
  2. Nicot, Thresor de la langue française (1606)
  3. Dictionnaire de L'Académie française (1694)
  4. Dictionnaire de L'Académie française (1762)
  5. Normes pour toilesmétalliques
  6. Catalogue des dessins de la collection des musées nationaux
  7. Reproduction du tableau
  8. Reproduction du tableau de Sienne
  9. Marc de Smedt et Michel Piquemal, Paroles de sagesse éternelle, Albin Michel, 1999

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